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On aurait pu vivre ici après tout. On aurait pu bouger. On aurait pu.
Il manquait juste quelque locomotive aux cliquetis familliers. Un jour peut-être. Jamais surement.
Perpetuellement la vie à construire, si fragile et si délicieuse les soirs d'été dans une gare abandonnée.
Sartre était là, lui aussi.
On aurait pu.
Mais après tout, on est pas si mal içi.
On est là ou l'on est. On s'appartient tous un peu, et les souvenirs gravés dans les murs nous le rapelle jour après jour. Plus jamais içi ensemble, c'est triste mais ca y donne toute sa valeur.
On est fait pour bouger, pour voyager avec un petit bout de chaque endroit auquel on appartient.
Après tout, on est pas si mal ici...
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